5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 21:32

 

drapeau américain 

Mitt Romney, qui se présente pour la seconde fois aux primaires de son parti pourrait  cette fois avoir de meilleures chances de gagner. Représentant les modérés libéraux, face au Tea-party et aux chrétiens intégristes, il semble être pour le moment le seul candidat républicain vraiment apte à challenger le Président démocrate, bien qu’il n’ait devancé, lors de ce premier scrutin du Caucus de l’Iowa que d’une courte tête (8 voix) son rival Rick Santorum.  Le second scrutin du 10 janvier prochain dans le New Hampshire devrait confirmer ses chances de sortir vainqueur des primaires de son parti. Car pour  l’instant il caracole en tête des sondages de cet État.

 

 Mais il ne faut pas se leurrer, les trois principaux candidats républicains, Mitt Romney, l’ex-gouverneur du Massachusetts, Rick Santorum, ancien Sénateur de Pennsylvanie, catholique hyper- conservateur, qui se bat pour la suppression des fonds alloués à la contraception :

« (…) C’est le droit de faire des choses sur le plan sexuel qui vont à l’encontre de ce que les choses devraient être. » ou Ron Paul, le libertarien semblent être une caricature de leur parti. Les droits fondamentaux des femmes, comme celui à l’avortement, sont remis en cause. Ils désirent supprimer l’Agence pour la protection de l’environnement et se rient des mesures sociales  en faveur des plus démunis.

 

En outre quand l’on sait que c’est la politique ultralibérale républicaine de dérégularisation du système financier qui a créé la crise des subprimes, il est à craindre que « Les Grands électeurs » ne doivent choisir lors de l’investiture du candidat républicain entre blancs bonnets et bonnets blancs.

 

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Elections présidentielles américaines de 2008

 

dimanche 20 janvier 2008 

 

Primaires américaines : Mitt Romney a enfin gagné dans le Michigan

  Mitt-Romney-10

 

La persévérance de l’ex-gouverneur du Massachusetts a fini par payer. Il a devancé, dans la nuit de mardi 15 janvier, son rival républicain John McCain, lors des primaires du Michigan. Il avait, auparavant, dépensé, en vain, des millions de dollars pour les « caucus » de l’Iowa et les primaires du New Hampshire. Sa naissance dans cet état du MidWest qui abrite le tombeau familial ont peut-être joué en sa faveur, mais pas seulement.

Le Michigan, berceau de l’industrie automobile est fortement sinistré à cause d’une concurrence mondiale acharnée. Ses partisans espèrent que leur candidat qui a une solide expérience dans le conseil en stratégie et en capital-risque fera la différence. Il leur a, il est vrai, déclaré lors de sa campagne : « Je ne vais pas laisser un seul emploi quitter le Michigan ou n’importe lequel de nos autres États en gardant le sourire ». Il envisagerait, également de chercher des conditions favorables pour y faire revenir l’emploi, en préconisant, entre autres, une reconversion professionnelle des chômeurs.

Dans cet état, seuls les républicains ont voté. Les démocrates ayant devancé la carte électorale, les élections y ont été boycottées, d’autant plus qu’aucun candidat démocrate n’y avait fait campagne. Les instances locales démocrates ne tiendront donc pas compte des résultats du Michigan

Les républicains, eux, selon leur carte électorale, avaient rendez-vous le 19 janvier dans le Nevada où ils n’ont presque pas fait campagne. Puis le 26 janvier, ce sera en Caroline du Sud et le 29 janvier en Floride. Des caucus républicains se dérouleront également dans le Maine le 1er février.

Mais le 5 février sera le « méga mardi », dans 22 états, pour les deux partis ; parmi ceux-ci la Californie et New York. À cette date, les noms des deux candidats qui s’affronteront pour la présidentielle seront connus. La guerre fratricide que se livrent les candidats démocrates dans un débat de positions raciales pourrait, si elle s’éternisait, donner un avantage certain au candidat républicain.

Chantal Sayegh-Dursus

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Présidentielles américaines : Le mode de scrutin


Les candidats à l’investiture suprême, aux États-Unis doivent avoir, selon l’article II de la Constitution, plus de 35 ans, être citoyens américains, résidents américains depuis au minimum 14 ans, et ne pas se représenter pour un troisième mandat.

Pendant les primaires, les candidats dépensent et se dépensent sans compter. Tous les moyens légaux afin de collecter des fonds pour la campagne sont inventoriés et exploités.

Les candidats sillonnent les états où ils tiennent de nombreux « meetings ». Leur Q.G. de campagne fabrique des affiches, des calicots et exploite tout type de support publicitaire approprié pour véhiculer leurs idées et leurs programmes. Souvent par manque de fonds, les candidats ne se présenteront que dans les états qui envoient le plus de délégués aux conventions.

Le vote peut se faire par primaire ouvert : pour l’ensemble des électeurs, ou semi-ouvert pour un seul parti, ou encore fermé, car réservé aux seuls membres du parti.
Mais le vote peut prendre également la forme d’un caucus, les votes se font, alors, ouvertement, à main levée, au sein d’un même parti.

Le candidat doit se déclarer dans chacun des états et doit partir en campagne pendant plusieurs mois, au terme desquels les « Grands Électeurs » choisiront celui qui aura l’investiture du parti car jugé le plus apte à le représenter. Ce sont les primaires qui dureront de janvier à mars.
Les Grands Électeurs sont élus par chacun des 50 états, ils sont égaux au nombre de représentants et sénateurs, soit un total de 538 : 435 au titre de la Chambre des représentants, 3 pour le District Fédéral de Columbia, 55 pour la Californie et 3 pour chacun des 8 états les moins peuplés. Une fois le candidat choisi, il pourra bénéficier du soutien financier et logistique de son parti.

La commission électorale fédérale, contrôle le financement public de la campagne présidentielle qui se fera entre septembre et novembre, époque où les deux candidats, de chacun des deux partis, s’affronteront.

Chantal Sayegh-Dursus

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États-Unis : Demain peut-être, un Président américain noir


Sept candidats, briguant l’investiture de leurs partis, s’affrontent au cours des primaires américaines : 4 républicains, ainsi que 3 démocrates, et ces derniers partent favoris.

Les démocrates sont notamment représentés par Hillary Clinton, sénatrice de New York, avocate talentueuse et épouse de l’ancien président, Bill Clinton, Barak Hussein Obama, 47 ans, sénateur de l’Illinois, et John Edwards 55 ans, Sénateur de Caroline du Nord.

Les candidats républicains sont Rudolph Giuliani, 63 ans ex-maire de New York, favorable aux mariages homosexuels et à l’avortement, John McCain, 71 ans, sénateur de l’Arizona, Mike Huckabee, 52 ans, ex-gouverneur de l’Arkansas, ou encore Mitt Romney, 60 ans, ex-gouverneur du Massachusetts.

Placée favorite en début de campagne, Hillary Clinton a vu sa côte de popularité peu à peu s’émousser au profit d’Obama. L’ex-première dame n’a pourtant pas démérité. Mais ce métis américain descendant de Jefferson Davis, Président des États Confédérés d’Amérique, a également du sang irlandais, cherokee et un père Kényan. De plus, bien que diplômé d’Harvard, il s’est toujours consacré aux plus démunis, et est présenté comme l’avocat des gays et des lesbiennes. En outre, il est le seul sénateur noir à siéger depuis janvier 2005.

Hillary Clinton qui a su faire face, en son temps, à la conduite inconvenante de son mari avec Monica Lewinski, n’a pu retenir quelques larmes après avoir pris connaissance des premiers sondages du New Hampshire, bien que les résultats lui aient été par la suite favorables. Quant à son discours agressif, lors du débat face à Obama, il n’est pas sans rappeler une confrontation du même ordre survenu en France lors de la dernière présidentielle.

Chantal Sayegh-Dursus

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