23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 22:17


LE DRAPEAU FRANCAIS

Selon le livre de Pierre Merle «  L’élève humilié : l’école un espace de non-droit ? », les principes républicains, d'égalité de chances pour tous, semblent être foulés du pied.  

« Présentation de l'ouvrage :

Contrairement à une idée généralement défendue par l'institution scolaire, les notes constituent une mesure imparfaite du niveau scolaire des élèves. Il existe des biais - c'est-à-dire des erreurs systématiques - de mesure de la compétence des élèves par leurs professeurs. La notation d'une copie est différente selon l'académie, l'établissement, la classe et même les caractéristiques de chaque élève (origine sociale, sexe, redoublement...).

Pourquoi de telles différences entre des mesures anonymes et la mesure des compétences des élèves par leurs enseignants ? À partir d'une enquête menée auprès des professeurs, l'ouvrage montre comment la notation d'une copie résulte d'un véritable processus de fabrication. Dans le quotidien de leur classe, les enseignants mettent en œuvre, plus ou moins consciemment, de véritables stratégies d'évaluation.

Contrairement aux apparences, les notes scolaires résultent d'une sorte de bricolage car les professeurs cherchent à atteindre des objectifs multiples et contradictoires : prévenir le découragement des plus faibles, éviter le relâchement des meilleurs, limiter la contestation... Les enseignants doivent aussi respecter des normes d'évaluation spécifiques à leur discipline, leur établissement, la classe, etc...

Même les épreuves du baccalauréat n'échappent pas à un processus de fabrication. La correction des épreuves écrites est un processus très réglementé par des commissions diverses qui définissent précisément les modalités de correction des copies. Il en est de même des oraux et des délibérations des jurys. Malgré le souci constant de l'équité, l'institution scolaire peine à assurer l'égalité de traitement des élèves. L'ouvrage propose quelques pistes qui contribueraient à une meilleure justice scolaire.

Biographie de l'auteur:

Pierre Merle, sociologue, est professeur d'université. Il enseigne à l'IUFM de Bretagne. Il a notamment publié Sociologie de l'évaluation scolaire (1998), La démocratisation de l'enseignement (2002), L'élève humilié. L'école : un espace de non-droit ? (2005) ».


 

«  L’élève humilié : l’école un espace de non-droit » de Pierre Merle chez PUF

http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/menace-un-eleve-de-seconde-est-rescolarise-en-3e-25-02-2010-828867.php






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commentaires

Joke 26/02/2010 07:51


@ marcha
7% d'échcs à un examen.
Mais ceux qui ont échoué, à cet examen, ont-ils échoué dans la vie ?
Pas sûr !
Car tlle est la vraie question.
L'école c'est important mais ce n'et pas tout.
Combien ont réussi leur vie PARCE QU'ILS ONT échoué à tel ou tl examen, PARCE QU'ILS N'ONT PAS été reçus à tel concours, été embauchés après tel entretien ?
Et le pourcentage de réussite des élèvs ne tient pas qu'aux professeurs. Sinon on paierait depuis longtemps les professeurs "au mérite" (ainsi calculé) pour les motiver un peu plus.


Marcha 26/02/2010 13:52


Malheureusement ce que j'avais sous-estimé c'est la puissance de nuisance de certains parents. Par exemple, une élève avait été remontée par ses parents parce qu'elle avait de bonnes notes l'année
précédente et qu'elle ne comprenait pas pourquoi il n'en était pas de même  cette année-là. Donc elle s'était arrêtée là. Une autre dont j'avais fait venir la mère qui me dit tout de go " Son
père lui a déjà dit que si elle n'apprend pas, il ne l'enverra plus à l'école". Que dire contre cela ? Parfois ceux qui réussissent, malgré cela, sont ceux qui s'affranchissent du boulet des
parents.


Joke 24/02/2010 15:56


@ Lumière contemporaines
C'est à dire ?


Lumieres contemporaines 24/02/2010 13:57


Oups un cas rare Un commentaire qui ne vise pas l'auteur du blog mais celui qui commente. Je rougis


Joke 24/02/2010 13:19


Parents d'élèves...J'ai l'impression qu'il y a toujours eu 3 catégories de parents :
1. ceux qui donnent raison à leur fils ou à leur fille quoiqu'il ou elle ait fait.
2. ceux qui donnent raison au professeur en toutes circonstances.
3. ceux qui essaient d'écouter leur fils ou leur fille, de rencontrer le professeur, et font la partt des choses.
Peut-être (et, probablement, sûrement) que la première catégorie est plus visible aujourd'hui.
Mais il y a aussi (beaucoup) trop d'enseignants qui considèrent qu'un enseignant a toujours raison !

(J'étais encore enseignant (dans un lycée réputé "difficile") il n'y a pas si longtemps que ça...)


Marcha 25/02/2010 19:57



Il est difficile de statuer. C’est selon le ressenti et l’expérience de
chacun. Je vous livre ici un extrait d’un de mes manuscrits, livrant le souvenir que j’ai retenu de mon année d’enseignement.
C’est une vocation et ceux qui l’exercent font vœu d’un véritable sacerdoce. Mais de nos jours trop de gens ont tendance à l’oublier.


 


« (…) Je fus professeur principale en Anglais et Français pour les
classes de quatrième  et de troisième.  Le destin de plus d’une centaine d’enfants dépendait maintenant
de mes compétences. Donc, je repris tous mes livres d’Anglais et de Français de la sixième  à la Terminale et les révisai entièrement. Je  donnai des heures supplémentaires, non rémunérées,  pour motiver les retardataires, dans ces matières. L’année
scolaire fut un succès, car j’étais partie du principe que mes élèves avaient tous  le même potentiel intellectuel. L’éducation seule faisait la
différence. Emargeant à l’Education Nationale, leur éducation  était, donc, mon « job ».  Donc,
je décidai de leur apprendre à penser. Je leur enseignai la dissertation française puis, choisissant un sujet, leur demandait de se documenter, dans des journaux ou des livres  et de les apporter en classe. Toute la documentation  en leur possession  était utilisable pour le contrôle.


Des collègues, d’expérience, se gaussèrent, prétendant que j’avais les
illusions de la jeunesse.


 J’eus pourtant 93% de
reçus au B.E.P.C. Cependant,  je m’interroge encore aujourd’hui sur ce qui aurait pu être fait  pour
éviter ces 7% d’échecs. (…)


 


Extrait du Manuscrit_ La dignité des
hommes-


 



Joke 24/02/2010 13:08



@ Lumières contemporaines


"Le degré d'exigence vis à vis des élèves qui a
fortement baissé depuis des années…"


Moi je veux bien.


Mais, chaque année, dans leurs rapports, les jurys qui recrutent les professeurs stigmatisent
toujours une "baisse du niveau des candidats" et disent qu'ils ont "dû recruter des candidats qui n'avaient
pas le niveau."


Lorsqu'ils ont eux-mêmes été recrutés comme professeurs, ces mêmes membres des jurys, leurs
"recruteurs" disaient déjà que le niveau baissait, qu'ils avaient "dû recruter des candidats qui n'avaient pas le niveau."


Et il en a toujours été ainsi.


Où sont les neiges d'antan !


Bon. Ça anime les conversations de salons ou de cafés du commerce, ça fait vendre des livres, à
M. Pierre Merle – homme certainement fort estimable, au demeurant - et à d'autres.


Le degré d'exigence aurait (fortement) baissé ? Les jeunes aujourd'hui maîtrisent fort bien
l'outil informatique. Et l'outil informatique ne serait pas exigeant ? Écrivez donc overblog à la place d'over-blog ou canal-blog à la place de canalblog, et vous verrez
!



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