7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 22:21


digue-rompue



 

Le Sud de la Vendée a payé un lourd tribu aux inondations, plus de la moitié des 52 morts du pays tout entier.

Mais la région dévastée, notamment Aiguillon-sur-Mer,  était surnommée par les anciens « la dent creuse » et nul n’y aurait l’idée d’y construire une habitation même modeste, car c’est une zone facilement inondable.  
 

De plus les Vendéens ont coutume d’entretenir leurs digues, car ils savent qu’elles se défont un peu à chaque grande marée.


Lors de la tempête les digues étaient non ou mal entretenues depuis un certain temps, car elles faisaient  face à des lotissements. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elles ont été si rapidement dévastées par les eaux.

 

Car des personnes étrangères à la région avaient été attirées par le prix très bas de ces terrains proposés par un promoteur immobilier, qui les avaient sans doute acquis pour une bouchée de pain.

Or la législation de construction en zone littorale est très stricte. 


Quelle Mairie a pu rendre ces terrains  constructibles ?  Et surtout quelle Mairie aurait osé accorder des permis de construire sur des terrains connus par tous, dans le pays, comme inconstructibles ?

 

Fait aggravant la plupart des constructions étaient de plain pied. Or des constructions même d’un étage ou avec une petite tourelle auraient sauvé bien des vies ; car les eaux sont montées très vite, à plus d’un mètre de hauteur, pendant la nuit.  Les habitants se sont donc trouvés piégés dans leurs habitations, voir même emportés pendant leur sommeil.

 

Depuis le séisme les dunes sont  rasées, comme décapitées  et la mer entre directement dans les terres.

 

D’autres argumenteront que des pétitions ont été signées à L’Ile de Ré par  des vacanciers y possédant des résidences secondaires, qui protestaient parce que les digues leur gâchaient la vue et qu'ils ont obtenu gain de cause en justice.


Mais des intérêts financiers et la cupidité de certains auront fait la différence, comme ce fut le cas à Haîti avec 220.000 morts pour un séisme de force 7, contre 800 au Chili pour un séisme de force 8,8; donc des pertes moindres pour un désatre plus grâve ; à cause, tout simplement, d'une proportion de sable trop importante dans les constructions de la ville de Port-au-Prince. 

Informations complémentaires depuis la rédaction de l'article :
 

http://www.lefigaro.fr/sciences-technologies/2010/03/17/01030-20100317ARTFIG00038-xynthia-de-nouvelles-regles-pour-les-permis-de-construire-.php

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/tempete-xynthia.php


 





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commentaires

Joke 08/03/2010 10:13



Rien n'est simple, malheureusement.


Chaud partisan de la décentralisation, car je ne vois pas pourquoi c'est à Paris que devrait se décider si ma proposition pour la
réfection de la façade de ma maison est dans l'esprit de l'habitat de ma région, je suis maintenant convaincu que le maire d'une petite commune n'est absolument pas qualifié pour accorder les
permis de construire.


Si on sait, hélas, que le clientélisme ça se termine avec deux mètres d'eau dans les maisons d'un lotissement, ça commence où ?


Ça commence quand le maire accorde des permis de construire par simple gentillesse, pour permettre à son école de ne pas perdre une
classe par manque d'effectifs, par envie de montrer à ses concitoyens qu'il "fait" des choses, etc.


Si dans les grandes communes il y a souvent un ingénieur ou un technicien des services techniques qui "vend la mèche", dans les petites
communes tout se passe en catimini.


Bien sûr, il y a les PPR (http://fr.wikipedia.org/wiki/Plan_de_Pr%C3%A9vention_des_Risques)


Mais souvent on passe d'un extrême à l'autre.


Soit on autorise les gens à construire en zone dangereuse (ex. la Vendée)


Soit on impose aux demandeurs de permis de construire une batterie d'études, souvent par des cabinets privés, qui plombent tellement le
prix de la construction que les demandeurs sont contraints d'abandonner leur projet.


"Mais ils sont vivants," me dira-t-on.


Certes. Mais exiger une étude lorsque le projet de construction est situé au centre d'un village, entouré de constructions plusieurs fois
centenaires…


De plus les architectes conseillers des maires prennent très vite la "grosse tête" car ils savent que c'est à eux qu'appartient, de fait,
la décision. Et pour se faire mousser ils chicanent sur 3° de pente de toit, quelques centimètres de largeur de fenêtre, telle essence de bois, la teinte du revêtement de la façade, etc.


Comment en sortir ?


Je ne sais pas. Mais peut-être par un service départemental qui serait chargé de faire observer des règles qui auraient au préalable été
approuvées par les électeurs.



Marcha 08/03/2010 16:14



Bien que dans ce cas précis, je ne l'ai pas mis dans l'article car je n'ai pas voulu citer mes sources, car Actu-fraîche est un proto., mais
pas encore un  journal, et que tout le Monde semblait vouloir se concentrer sur le village voisin de la Faute-sur-Mer où le camping avait été
inondé ; car il aurait du être fermé depuis 2 ans et que 168 personnes, dont dépendaient les emplois, avaient  manifesté et obtenu gain de cause
pour le garder ouvert.


Car, il y a plus grave dans ce cas, car le promoteur immobilier est le fils d’une adjointe au Maire de la Commune citée, et un permis de
construire était nécessaire. Des maisons sur pilotis auraient été plus judicieuses si ces personnes originaires de la région avaient eu la probité requise pour conseiller les nouveaux
acquéreurs.



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