Le 32ème Salon du livre de Paris s’est déroulé du 16 au 19 avril à la Porte de Versailles. Sur les 200.000 visiteurs attendus, 190.000 ont répondu présents, contre 186.000 l’an dernier. Ce qui est bien si l’on tient compte d’un contexte économique défavorable ; aggravé par le récent projet d’augmentation de la TVA sur les livres.
Pour la première fois, Amazon était là. Il a présenté son Kindle, une liseuse, où sont enregistrés 55.000 e-books en Français.
Bien que le livre numérique, ne représente actuellement en France qu’à un peu plus de 1% du marché, il est de plus en plus appréhendé comme la solution de demain ; supprimant les coûts d’impression et de distribution et fournissant un Revenu plus élevé aux auteurs.
Amazon, fait par ailleurs pression sur Bruxelles pour que le prix du livre ne soit plus décidé par l’éditeur.
Cette volonté de resserrement drastique des coûts, se fait déjà au détriment d’un savoir faire Français éprouvé, dans le domaine de la reliure, par exemple, avec la délocalisation de nombreux métiers de l’impression à l’étranger ; comme le groupe Qualibris qui a fermé sa huitième entreprise le 27 janvier 2012 avec 113 licenciements secs.
Au Salon du livre, tous les métiers du livre étaient représentés : les éditeurs, leurs auteurs, les libraires, les bibliothécaires, les traducteurs, les critiques littéraires ou encore le Centre des droits audiovisuels.
Cette année le Japon et ses mangas, ainsi que la Russie étaient à l’honneur. Ils y ont brillé. Le Japon avec vingt auteurs ; dont le Prix Nobel de littérature Kenzaburô Oe, auteur des "Notes de Hiroshima", qui a âprement débattu sur Fukushima.
La Russie, elle, avait dépêchée pas moins de dix-huit auteurs.
Un salon, bien de son époque ; où les mangas et le numérique ont fait une entrée en force.
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