14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 17:54


Ali Soumaré

 

 

 

Les élections  régionales  ont démarré sur les chapeaux de roue, émaillées d’invectives et de coups en-dessous de la ceinture. Des plaintes ont été déposées, des jugements rendus et des condamnations faites.

 

Comme, cela a été le cas  pour Axel Poniatowski, député et tête de liste UMP pour le Val d’Oise, qui a été condamné vendredi dernier à verser 10.000 euros à Michelle Sabban, vice-présidente du conseil régional d’Ile de France pour des propos diffamatoires, concernant des emplois fictifs.

 

Auparavant, Ali Soumaré, tête de liste PS, pour le Val d’Oise, avait été traité de délinquant multi récidiviste, par les maires UMP de Franconville et de Saint-Leu-la-Forêt, Francis Delattre et Sébastien Meurant.

Il a été prouvé par la suite, que c’était un homonyme et qu’il y avait erreur sur la personne. Ce qui a un peu déstabilisé la campagne de Valérie Pécresse, tête de liste UMP.

 

En réponse, l’Eurodéputé PS, Vincent Peillon a déterré un vieux dossier sur la jeunesse mouvementée de Patrick Devedjan et d’Alain Madelin, qui leur avait valu, en 1965, une condamnation en correctionnelle :

« (…) deux jeunes dévoyés en vacances à La Croix Valmer (…) avaient volé une Simca 1000, volé des moteurs de bateaux, avaient des papiers d’identité faux, des plaques d’immatriculation fausses, avaient avec un pistolet 6,35 et avaient fait courir la police »

 

Mais ce genre de dérapages n’est pas le privilège du microcosme parisien. Car le patron du Conseil Général de Charente-Maritime, rival UMP de Ségolène Royal, avait traité de « harkis » les ralliés du modem à la candidate du Poitou-Charentes, lors de la présentation des listes pour la campagne des régionales.

 

Tout semble prêter à croire que des arguments de campagne d' un " autre type" aient vu le jour et que le coup d’envoi soit donné pour les prochaines présidentielles.



 

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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 22:49

LE DRAPEAU FRANCAIS

Après son déplacement en banlieue, fin Janvier, Dominique de Villepin a voulu  rappeler, au Salon de l’Agriculture qui se tenait à la Porte de Versailles, que « les deux mamelles de la France sont   le labourage et le pâturage ».


Comme Jacques Chirac, il sait attirer la sympathie du Monde agricole.


Si le mois dernier en Bretagne, il n’a pas hésité à se laisser photographier, en tenue stérile avec un porcelet dans les bras. Au Salon de l’Agriculture, il s’est voulu consensuel et disponible ; car sa visite n’a pas duré moins de 5 heures. Il a longuement visité les élevages bovins, mais aussi les volaillers ; et s’est montré proche du monde agricole, n’hésitant pas à plaisanter, mais surtout se présentant comme à l’écoute des problèmes que traverse actuellement la France rurale.


Après avoir été relaxé après l’affaire Clearstream, l’interjection d’appel de Jean-Claude Marin, le Procureur de Paris, pour un nouveau jugement, peut-être en 2011, le présente en victime expiatoire de la vindicte d’un seul homme. Mais, s’il a fauté, il n’avait fait semblait-il, que suivre des habitudes politiques de longue date. Quand on se souvient, comment Jacques Chaban-Delmas avait été définitivement écarté de la vie politique, à cause de rumeurs de salon, portant atteinte à sa vie privée, et dont il ne s’était d’ailleurs jamais politiquement remis.  
Mais certains diraient qu’il faut s’attendre à tout en politique et que «  ce n’est point un terrain de jeu pour des enfants de chœur ».


Cette affaire Clearstream, lui donne une légitimité, lui qui n’a jamais été élu.

Et il titille la politique du gouvernement sans pour autant livrer encore son programme. Comme s’il comptait sur un vote sanction dont il saurait tirer les bénéfices en temps voulu.



http://www.rmc.fr/blogs/lesgrandesgueules.php?post/2010/01/27/lLe-Club-politique-de-Dominique-de-Villepin


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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 22:33

bandeau-new du Modem


Avec 4% d’intentions de vote pour les prochaines régionales, selon le sondage IFOP réalisé les 25 et 26 février 2010, contre 13% pour Europe Ecologie, le Modem semble de plus en plus cantonné à n’être qu’un petit parti d’appoint, qui ne serait même pas remboursé de ses frais de campagne si les élections présidentielles avaient lieu demain.
Car si l’ouverture voulue par Nicolas Sarkozy a fait des coupes sombres au PS et l’a souvent décrédibilisé vis-à-vis de l’opinion, elle a tout simplement démembré, au sens propre, le Modem.


Mais François Bayrou ne désempare pas et prépare la campagne pour 2012, en exploitant toutes les failles du Président actuel :

·         Au Salon de l’Agriculture, par exemple, il était présent et n’a pas manqué de faire remarquer devant les journalistes : «  S’il y a une année où il fallait que le Président de la République soit là…c’était cette année ».

·         Il enfonce encore le clou pour la Réforme des régions très impopulaire, lors de son soutien à Bruno Joncour, en Bretagne, le 22 février 2010 : « …une collectivité qui est reconnue comme pouvant prendre des initiatives dans le domaine qui lui paraît le plus important… ».

·         En Lorraine, le 23 février 2010 : «  Le travail d’une région est de réimplanter des productions qui recréent prospérité, recherche et emploi ». 


Invité par « Le Grand Jury sur RTL/LCI/ Le figaro du 21 février et interviewé par   Etienne Mougeotte, il présente des convictions :


«  Quand un homme politique se plaint de difficultés c’est qu’il n’est pas à sa place…il faut assumer le chemin que l’on a choisi…le Modem n’est pas encore une formation politique très identifiée, pour l’instant c’est un mot à qui il faut donner un programme… »


En parlant du plein emploi :


 
« Ce n’est pas un problème de désinvestissement mais c’est un problème d’effacement  d’un outil industriel, car l’emploi est la résultante d’une activité industrielle. Accepter perpétuellement ces déménagements c’est irresponsable … une politique nationale de relocalisation…une certaine idée de ce que la France devrait être, on se bat en défense non pas en attaque…prenons l’exemple de l’Allemagne…un devoir de reconversion… le pouvoir a le devoir de penser…reconquérir des secteurs où on s’est laissé décrocher …une frontière plus étanche entre intérêts publics et intérêts privés…je vois notre pays se défaire, la France, pas les autres pays européens, la France se défaire de pans entiers de ce qui ont fait notre grandeur…renoncer au renoncement…la Corée du Sud, plus petite, 4 fois moins de brevets, coût du travail plus élevé et ils nous ravissent des contrats importants….nos équilibres massacrés…»

En ce qui concerne la retraite :

«
une Réforme la retraite par points où chacun sera maître de sa date de départ à la retraite »


Mais aussi une autre politique qui est également son programme de campagne

...

 

 

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 22:49

Madame Royal de Daniel Bernard aux Editions Jacob

Il y eut l’édition 2005, puis la réédition 2007, et maintenant , vient de sortir, la dernière édition 2010, selon une interview du 2 février 2010, toujours de Daniel Bernard aux Editions Jacob-Duvernet.

Elle prend ses marques vis-à-vis de son parti et revendique sa liberté. On croit comprendre, bien qu’elle le dise à mots voilés, qu’il n’est pas besoin d’ennemis quand on a des amis tels qu’elle a pu en découvrir au parti socialiste.
On se souvient encore des phrases bassement misogynes quand elle se mit sur les rangs pour être présidentiable : «  Mais qui va garder les enfants ? » ou carrément assassines, tels les propos de Lionel Jospin : «  Elle n’a ni les qualités humaines ni politiques pour assumer la fonction », ou tout à fait perfides comme le livre d’Eric Besson «  Mais qui connaît Mme Royal ? » ; un livre dégoulinant de haine et de perfidie. 

Dans cette interview elle règle ses comptes, tout en s’affirmant ; suggérant un rebondissement possible avant les prochaines présidentielles. Elle épingle le Président actuel tout comme la Secrétaire du Parti Socialiste. «  Ils ont tous deux le même conseiller politique Alain Minc ». Ils fréquentent tous deux des clubs affairistes et élitistes.

Mais on y découvre aussi son propre cheminement. Son opposition à son père et son sacerdoce en politique.


Un livre qui donne un avant-goût de la campagne présidentielle de 2012.


« Madame Royal » de Daniel Bernard _édition 2010 chez Jacob-Duvernet


Lien hypertexte: Politique : Ségolène Royal, seule contre tous ? Pas vraiment !

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 22:52


 carte-du-Rwanda.jpeg

L’histoire qu’affronte la France avec le Rwanda est faite de multiples rebondissements.
L’ex-Président Rwandais, Juvénal Habyarimana fut abattu par des missiles, provoquant, le le 6 avril 1994, l’explosion en vol de son Falcon 50.

 

Après un rapport d’enquête reconstituant les circonstances de sa mort, il apparaît que les accords d’Arusha qu’il tentait de finaliser en aient été la cause directe. Il prévoyait, en effet, un grand nombre de limogeages parmi les militaires de l’armée régulière rwandaise ; les FAR. [Forces Armées Rwandaises]. Si les soupçons pèsent encore sur les FAR, c’est qu’au lendemain de l’attentat, la première ministre rwandaise, Agathe Uwilingiyimana fut assassinée ainsi que les dix Para-commando belges qui étaient chargés de la protéger dans le camp des Forces armées rwandaises. Ces derniers interdirent  d’ailleurs l’accès des lieux du crash aux enquêteurs jusqu’à la mi-mai 1994. Mais il fallait trouver des coupables. La radio des mille collines désigna les Tutsis.  Et du 7 avril au 4 juillet, il s’ensuivit le plus grand massacre jamais connu dans l’histoire du Rwanda avec 800.000   tués, majoritairement Tutsis ; mais  également de nombreux opposants Hutus.

 

La France déclencha l’opération turquoise en juin 1994 ; soit près de trois mois après le début  du génocide. Mais elle ne s'interposa pas entre Rwandais et fut même suspectée d'avoir fourni des armes aux Hutus. Puis, elle accusa 9 proches du Président actuel, Paul Kagamé, d’avoir fomenté l’attentat et accorda le droit d’asile à des individus accusées par le gouvernement rwandais d’avoir pris part aux tueries. C’est ainsi  que se rompirent, fin  2006, les accords diplomatiques entre la France et le Rwanda.

Bernard Kouchner qui fut envoyé en avant-garde en janvier 2009, évoqua «  une faute politique  de la France » lors de ces évènements. Devant la violente réprobation générée par ses propos chez les chefs militaires français ainsi chez divers responsables politiques, on comprend mieux le refus d’un mea culpa trop tranché de Nicolas Sarkozy lors de sa récente visite au Rwanda.


http://www.rfi.fr/contenu/20100107-bernard-kouchner-est-arrive-rwanda 

 

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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 15:28


DESIRS D'AVENIR



Alors que les derniers sondages IFOP donnent 54% des Français favorables à la gauche. Et que ses idées sont reprises une à une, presque du copier-coller, et incluses dans les programmes  électoraux du PS, son existence même semble être niée.

 

Car les éléphants du parti ont décidé, cette fois, d’avoir les coudées franches pour les prochaines  présidentielles. Et même les candidats aux chances les plus improbables, tel   François Hollande, par exemple, se mettent déjà sur les rangs.

 

 Dans un sondage précédent, supputant l’éligibilité  des candidats susceptibles de battre Nicolas Sarkozy aux prochaines élections présidentielles de 2012, tous  semblaient  avoir oublié, même jusqu’à son appartenance au parti. Les primaires, qui devraient se dérouler avant les élections afin de désigner un candidat représentatif pour briguer le suffrage universel, semblaient donc avoir été définitivement ensevelis dans les limbes.

 

Récemment, un mini-scandale, savamment orchestré, l’avait même épinglée avant les régionales, avançant que la candidate avait fait fi des désidératas des militants, dans la répartition des sièges. Mais six autres candidats vinrent à la rescousse en affirmant que les Statuts du parti avaient été respectés.

 

Mais pourquoi ce méli-mélo ?

 

Tout simplement parce que la fille  du Président départemental du mouvement royaliste, Désir d’Avenir,  entre sur les listes, et que trois militants du Modem et un ex-Communiste ont été inclus en éligibles, dans une liste qui étaient auparavant 100% PS ; bien qu’incluant des non-éligibles. Certainement, un banc d’essai pour l’avenir, alors que Martine Aubry se trouve en voyage à la Réunion.

 

Mais si certains militants sont mécontents et font défaut, les partisans sont à l’appel. Car selon un sondage OpinionWay-Fiducial pour le Figaro publié ce Lundi. Elle arriverait en tête, au premier tour en Poitou-Charentes. Et dans le cas d’un second tour, avec les divers ralliements, tels que ceux d’Europe-Ecologie ou Fronts de gauche, elle obtiendrait  58% des suffrages.

 

En effets beaucoup de sympathisants du PS se déplacent pour Désir d’Avenir et font salles combles aux différents meetings. Et, selon les divers micros-trottoirs, ils ne le feraient pas pour un simple rassemblement du parti.

 

Lien hypertexte :
Politique : Mais qui est Martine Aubry ?


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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 23:22



sigle de l'ONU

 

 

L’organisation des Nations Unies a été créée dès le 24 octobre 1945, par 51 pays, à la sortie de la guerre. Aujourd’hui elle compte 192 Etats.
L’Allemagne faisant partie des pays vaincus ne fut donc pas conviée au Conseil de Sécurité, car elle dut subir la loi des vainqueurs. Cependant elle fut admise à l’ONU comme membre ordinaire le 18 septembre 1973 ; et en 1990 l'y rejoignit  l’Allemagne de l’Est. Les deux Allemagnes ne représentant plus qu'un seul pays.


Aussi l’Allemagne a encore besoin de la France, comme ce fut le cas lors de sa réunification, pour plaider sa cause afin d'entrer au Conseil de Sécurité de l’ONU. Car cela  nécessite  une refonte de ce Conseil ; ce que les autres membres sont fort réticents à accepter.


Car le Conseil de Sécurité  de l'ONU se compose de 15 membres dont
5 permanents: la Chine, la Russie, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France. 

Les autres membres temporaires, élus  pour deux ans, sont  l’Autriche, la Bosnie-Herzégovine, le Brésil, le Gabon, le Japon, le Liban, le Mexique, le Nigéria, l’Ouganda et la Turquie.
Chacun des membres permanent a un droit de veto sur l’ensemble des décisions prises par le Conseil.

 
L’ONU a bien sûr de nombreux autres organes qui peuvent émettre
 des recommandations. Mais le Conseil, seul, prend des décisions que les membres de l’ONU sont tenus d’appliquer , et a le droit de décision pour la paix comme pour la guerre ; et ceci conformément à la Charte . Et toutes ses décisions  ont valeur de Loi pour les pays qui font partie de l'ONU.



Pour la seconde guerre d’Irak par exemple, les Etats-Unis subirent la désapprobation et la menace de véto de la France, de la Russie et de la Chine, et la majorité des autres membres étaient également contre cette guerre. Donc ils se tournèrent vers  les pays de l’OTAN.
Ce fut la seconde fois qu’un Etat membre bafouait la Charte de l’ONU, [la première fut la guerre du Kosovo, où le droit d’ingérence prévalut au début, avant que l'intervention soit ratifiéepar le Conseil].

   

Voici la lettre qu’envoya Peter Wittig, représentant permanent de l’Allemagne à l’Assemblée Générale de l’ONU, le 8 décembre 2009, afin que son pays soit accepté parmi les membres permanents du Conseil de Sécurité :

 

 

"Monsieur le Président,

 

Je vous remercie beaucoup d'avoir organisé ce premier échange de la quatrième série de négociations intergouvernementales sur la réforme du Conseil. Notre rencontre d'aujourd'hui m'offre l'occasion rêvée de prendre la parole pour la première fois dans cette séance plénière informelle dans mon nouveau rôle que Représentant allemand permanent. J'ai servi ici il ya 20 ans et je suis en train de découvrir ce qui me rajeunit beaucoup que l'ONU a à peine changé, entre la discussion sur la Réforme et  la réforme éffective du Conseil. Ce fait souligne une fois de plus une nécessité de progrès. Je suis très impatient de travailler avec vous, Monsieur le Président, et avec tous les collègues réunis ici, dans notre quête commune d'une réforme significative du Conseil de sécurité.


Ma délégation se félicite de la suggestion contenue dans votre plan de travail de concentrer nos échanges aujourd'hui sur les positions et les propositions avancées par les États membres.


La position de ma délégation est claire: Sur la base du modèle G4, nous continuons à préconiser un élargissement des non-permanents et des membres permanents. Toutefois, malgré le fait que nos échanges dans le passé ont montré que cette position est partagée par une majorité écrasante d'États membres ; ce qui en fait que cette réforme, qui semble  nécessaire, semble pourtant hors de portée depuis  de nombreuses années déjà.


Bien que notre débat puisse se poursuivre, sans produire de résultats concluants, d'ambitieux développements ont eu lieu par ailleurs: Au cours des dernières années, la structure de la gouvernance mondiale a radicalement changée. Face à un nombre croissant de crises mondiales, les organes existants de coopérations multilatérales ont été adaptés et de nouveaux formats comme le G20 ont été créés.


Contrairement à ce développement dynamique par ailleurs, nous ne pouvons diagnostiquer que l'inertie au centre du système multilatéral ici à New York: La structure de base du Conseil de sécurité est demeuré essentiellement inchangée depuis 1945. Comme les États Membres se sont engagés à la réussite de la gouvernance mondiale dans toutes ses différentes formes, nous ne devons pas permettre aux Nations Unies d'être en retard dans ce processus. Au lieu de cela, le Conseil de sécurité doit préserver sa place au cœur du système multilatéral institutionnalisé.

 

Nous devons donc nous demander: Comment peut-on persuader certains de la dynamique, et même de l'urgence de débuter la réforme du Conseil de sécurité, que l'on trouve dans les discussions qui ont mené à la création du G8 et G5 ou du G20?


Bien que nous ayons fait des progrès de procédure au cours de la dernière année, nous n'avons réalisé aucun progrès de fond. C'est pourquoi nous restons convaincus que la prochaine étape dans le processus de réforme doit être un texte qui servira de base aux négociations. Parce qu'il  émane d'une source fiable, impartiale et équilibrée, nous vous demandons, Monsieur le Président, de vous présenter un tel texte. Un texte qui devrait contenir un certain nombre d'alternatives ou de crochets sur les points litigieux. Ce texte assez large et global pourrait être le point d'entrée à de véritables négociations, car il servirait de base pour réduire la liste des options. Si nécessaire, les simulations de vote pourraient être utilisée comme une étape dans ce processus afin de se cibler encore davantage le débat. Ces sondages blancs pourraient aider à identifier les options sur lesquelles devraient se concentrer les négociations.


Si c'est une nouvelle perspective sur la réforme qui est nécessaire pour accroître la dynamique du débat, ou si c'est la flexibilité qui s'impose, nous nous engageons à contribuer à cet effort - et pas seulement avec des idées sur la procédure, mais aussi avec la volonté à faire des compromis sur le fond.

 

C'est dans cet esprit que nous sommes prêts à discuter des solutions intermédiaires comme un moyen potentiel à venir. Ma délégation partage votre point de vue selon lequel une discussion approfondie des différents modèles intérimaires pourrait être utile. Nous espérons que dans les premiers mois de l'année 2010, plus de lumière pourra  être faite sur les différentes variantes de solutions intermédiaires.

 

Une analyse montre que les solutions intermédiaires présentées jusqu'à présent se divisent en deux grandes catégories:

Un type de modèle envisage un élargissement du Conseil par des sièges d'une durée de trois à cinq ans, avec éventuellement la possibilité de réélection.


Ma délégation estime qu'un tel modèle ne présente pas le temps désiré suffisant pour un changement dans l'équilibre des pouvoirs au Conseil de sécurité. Avec  des éléctions pour  trois ou cinq ans des membres du Conseil   et l'approche de la  campagne électorale imminente, ces nouveaux membres ne seraient pas en mesure d'agir en véritables relais pour les membres permanents actuels. Les nouveaux sièges créés seraient si proche des non-permanents que de tels modèles peuvent très bien être décrits comme une forme déguisée d'un élargissement dans la catégorie des membres non permanents.

 

Le modèle intermédiaire pour vraiment apporter les changements nécessaires devrait  élargir le Conseil de sièges à plus long terme, pour  une durée d'environ 15 ans par exemple, suivie par une conférence d'examen dans laquelle les États membres devraient déterminer si la solution intermédiaire est transformée en un poste permanent. C'est le type de solution provisoire, que ma délégation serait ouverte à considérer, car elle pourrait en effet présenter une première étape pour changer véritablement la structure du pouvoir du Conseil. Il pourrait servir comme une étape intermédiaire pour parvenir à un élargissement du Conseil de sécurité dans les deux catégories.

 

Nous sommes conscients du fait qu'une solution provisoire va au-delà des objectifs de chacun des États membres.
Mais tout de même: un modèle provisoire le long de ces lignes devrait apporter un soulagement immédiat à l'absence de représentation pour l'Afrique et le Sud du monde, tout en permettant en outre la représentation d' États membres d'autres régions qui contribuent de manière significative au maintien de la paix et la sécurité internationales. Un tel modèle intermédiaire pourrait aussi aider les États membres à accepter un élargissement du Conseil de sécurité qui se voit incapable d'arriver à une solution permanente à ce stade.


Permettez-moi de conclure en vous assurant que nous continuons à être disposés à travailler avec vous et avec d'autres États membres sur l'élaboration d'autres sortes  de compromis possibles»



 

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 22:21


LE DRAPEAU FRANCAIS

 


Alors que l’Amérique est fière de son drapeau et de faire partie d’une seule nation, bien que subdivisée en 52 états, la notion d’identité nationale est toujours restée très floue en France et ne se manifeste que lors de guerres ou de célébrations.
 
Et il ne viendrait pas à l’idée des Français, contrairement aux Américains, de mettre un drapeau devant leur demeure.


Il est vrai que la blessure de la seconde guerre mondiale avec le salut au drapeau et les trois principes «  Travail, Famille, Patrie » reste encore vivace dans la mémoire de tous ceux qui l’ont vécue, ou du moins en ont entendu parler. Ce qui fait que le drapeau brandi est resté, aujourd’hui encore en France, l’apanage de l’extrême droite.



Le Ministre de l’identité nationale et de l’immigration, Eric Besson,  a lancé le débat sur le thème de l’identité nationale le 2 novembre 2009. Cela  a donné lieu à 350 réunions publiques, avec 55.000 contributions où le sujet à été très largement épuisé.



 
Il en a résulté que les Français savaient qu’ils étaient Français. Et beaucoup de non-dits ont été exprimés. Mais cela a surtout révélé qu’il existait des Français de seconde zone.  


Eric Besson a ensuite soumis certaines propositions au Premier Ministre François Fillon, qui doivent être encore débattues avec les membres du gouvernement :


·         Choisir l’application très stricte de sa religion à la laïcité de la République pouvait être considérée comme un signe de non intégration.  

·         Recentrer l’instruction civique sur la notion de nation.

·         Un carnet de jeune citoyen, remis peut-être avec la carte électorale ou dès le primaire.

·         Le drapeau national flottant devant les écoles.

·         Un service civique obligatoire pour les jeunes

·         (…)



Mais aussi des mesures qui concernent  l’immigration et la mise à l’épreuve des personnes désirant acquérir la nationalité française :


·         Pouvoir s’exprimer en Français

·         Accepter les trois principes de la République

·         Devoir signer une Chartre des Droits et Devoirs vis-à-vis de  l’Etat français.

·         (…)



Il en suivra des propositions de lois qui devront être soumises au Sénat avant la fin du premier semestre 2010.

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 03:18

support ma bannière
On ne sait rien de ses choix, de son programme ; sauf qu’elle a tout le parti avec elle et derrière elle. Trompe l’œil ? Muppet ?  Future Merkel ? On s’interroge encore. Mais  également Vincent Peillon, qui avait bien obtenu son accord avant son rendez-vous manqué avec France 2 ; ainsi que tous les journalistes du Grand-Jury-RTL-Le Figaro-LCI,   lorsque le 17 janvier dernier, elle avait exprimé son opinion pour le report de l’âge de la retraite au-delà de 60 ans. Dans les deux cas, elle a fait une volte-face étonnante.

 


Car il est bien évident que dans un cas comme dans l’autre, elle a été sermonnée ; bien qu’elle soit surnommée «  la cheftaine du parti ».

 


Faut-il croire que les diplodocus du parti n’acceptent l’autorité d’une femme que lorsqu’elle obéi à leurs ordres et suit leurs instructions ?

 


Dans le temps, elle avait convaincu par un discours volontariste et engagé lors de la campagne Présidentielle face à Jacques Chirac, en 1995. Ses analyses  convaincantes avait séduit plus d’un  électeur socialiste et brusquement elle avait disparu de l’espace politique, nous dirions plutôt avait été escamotée par le parti. On avait entendu dire ensuite que fille de Jacques Delors, elle militait depuis …Mais plus aucune intervention publique, du moins de son propre chef. Elle approuvait celui-ci, soutenait les propos de celui-là, s’indignait contre untel. Bref, elle avait abandonné toute personnalité politique propre.

 


Brusquement par un nouveau tour de passe-passe elle réapparaît face à Ségolène Royal, pour remplacer François Hollande, alors que tous pariaient sur Bertrand Delanoë, challenger évident et interlocuteur privilégié, que la gestion de la Capitale semblait pressentir à de plus hautes fonctions, comme ce fut le cas de son prédécesseur à cette même  mairie. Par un tour de magie encore plus incroyable, alors qu’elle ne représente que 18% des voix au premier tour, ou plutôt 25% avec les premiers ralliements et  34,7% avec les voix de Delanoë, contre 42, 51 % pour Ségolène Royal, elle se voit propulsée à la tête du Secrétariat Général du Parti.

 

 


Et dans ce cas, on peut également se permettre de faire un retour en arrière et de s’interroger sur les propos tenus par François Hollande avant les élections de 2007, à propos de la candidate désignée par l’ensemble des militants, où il affirmait tout simplement qu’il ne fallait point s’inquiéter que le Parti veillait et serait là pour prendre les décisions et gérer le pays. Alors que c’était  le fonctionnement et le mode de gestion de ce même parti qu’exécrait le militant de base.

 

  

 

On se revoit alors propulsés à la pire période de l’apparatchik  soviétique, avec toutes ses dérives manipulations, confiscation du pouvoir, amour immodéré pour les avantages divers dont bénéficièrent les membres du parti.  Ce qui expliquerait le nombre jamais égalé dans l’histoire de la Vème République  de membres du parti qui changent de parti. Nous osons croire, qu’en toute honnêteté politique, que ce n’est point pour  bénéficier des avantages du pouvoir qui deviendrait ainsi pouvoir  pour  se servir mais mais non plus pouvoir  pour servir.

 


Chantal Sayegh-Dursus

 

 

 

 

 

                                                                                                                         
J'ai lu et choisi pour vous, jetez-y un coup d'oeil, vous ne serez pas décus:

http://www.francesoir.fr/politique/2009/11/25/martine-aubry.html

 

http://www.lesechos.fr/info/analyses/020333283566.htm?xtor=RSS-2059

 

http://mobile.agoravox.fr/actualites/politique/article/analyse-du-discours-aubry-68399

 

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/martine-aubry-la-cheftaine-du-ps_736628.html

 

http://www.marianne2.fr/Segolene-Martine-c-est-la-lutte-finale!_a93460.html

 

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 02:48

France-Paris-Assemblee-Nationale-2

Brève :

 

Avec l’adoption du projet de Loi , ce jeudi,  par le Parlement ; après le vote du Sénat sur le redécoupage électoral,  le P.S ne décolère pas. Car il lui faudra désormais 51,4 % de voix aux législatives afin d' obtenir 50% de sièges de députés.

 

Bien que le nombre de 577 députéS soit inchangé, 33 circonscriptions électorales sont supprimées ; dont 18 pour l’opposition et 13 pour la majorité. Il y aura, par contre, création de 11 sièges pour représenter les Français à l’étranger.

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L' ESPRIT D'ACTU

Des analyses et des faits qui mettent en perspective  notre Monde tel qu'il se dessine et nous aident à nous projeter vers ce que nous en faisons pour demain

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