5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 21:32

 

drapeau américain 

Mitt Romney, qui se présente pour la seconde fois aux primaires de son parti pourrait  cette fois avoir de meilleures chances de gagner. Représentant les modérés libéraux, face au Tea-party et aux chrétiens intégristes, il semble être pour le moment le seul candidat républicain vraiment apte à challenger le Président démocrate, bien qu’il n’ait devancé, lors de ce premier scrutin du Caucus de l’Iowa que d’une courte tête (8 voix) son rival Rick Santorum.  Le second scrutin du 10 janvier prochain dans le New Hampshire devrait confirmer ses chances de sortir vainqueur des primaires de son parti. Car pour  l’instant il caracole en tête des sondages de cet État.

 

 Mais il ne faut pas se leurrer, les trois principaux candidats républicains, Mitt Romney, l’ex-gouverneur du Massachusetts, Rick Santorum, ancien Sénateur de Pennsylvanie, catholique hyper- conservateur, qui se bat pour la suppression des fonds alloués à la contraception :

« (…) C’est le droit de faire des choses sur le plan sexuel qui vont à l’encontre de ce que les choses devraient être. » ou Ron Paul, le libertarien semblent être une caricature de leur parti. Les droits fondamentaux des femmes, comme celui à l’avortement, sont remis en cause. Ils désirent supprimer l’Agence pour la protection de l’environnement et se rient des mesures sociales  en faveur des plus démunis.

 

En outre quand l’on sait que c’est la politique ultralibérale républicaine de dérégularisation du système financier qui a créé la crise des subprimes, il est à craindre que « Les Grands électeurs » ne doivent choisir lors de l’investiture du candidat républicain entre blancs bonnets et bonnets blancs.

 

Articles précédents :

 

Elections présidentielles américaines de 2008

 

dimanche 20 janvier 2008 

 

Primaires américaines : Mitt Romney a enfin gagné dans le Michigan

  Mitt-Romney-10

 

La persévérance de l’ex-gouverneur du Massachusetts a fini par payer. Il a devancé, dans la nuit de mardi 15 janvier, son rival républicain John McCain, lors des primaires du Michigan. Il avait, auparavant, dépensé, en vain, des millions de dollars pour les « caucus » de l’Iowa et les primaires du New Hampshire. Sa naissance dans cet état du MidWest qui abrite le tombeau familial ont peut-être joué en sa faveur, mais pas seulement.

Le Michigan, berceau de l’industrie automobile est fortement sinistré à cause d’une concurrence mondiale acharnée. Ses partisans espèrent que leur candidat qui a une solide expérience dans le conseil en stratégie et en capital-risque fera la différence. Il leur a, il est vrai, déclaré lors de sa campagne : « Je ne vais pas laisser un seul emploi quitter le Michigan ou n’importe lequel de nos autres États en gardant le sourire ». Il envisagerait, également de chercher des conditions favorables pour y faire revenir l’emploi, en préconisant, entre autres, une reconversion professionnelle des chômeurs.

Dans cet état, seuls les républicains ont voté. Les démocrates ayant devancé la carte électorale, les élections y ont été boycottées, d’autant plus qu’aucun candidat démocrate n’y avait fait campagne. Les instances locales démocrates ne tiendront donc pas compte des résultats du Michigan

Les républicains, eux, selon leur carte électorale, avaient rendez-vous le 19 janvier dans le Nevada où ils n’ont presque pas fait campagne. Puis le 26 janvier, ce sera en Caroline du Sud et le 29 janvier en Floride. Des caucus républicains se dérouleront également dans le Maine le 1er février.

Mais le 5 février sera le « méga mardi », dans 22 états, pour les deux partis ; parmi ceux-ci la Californie et New York. À cette date, les noms des deux candidats qui s’affronteront pour la présidentielle seront connus. La guerre fratricide que se livrent les candidats démocrates dans un débat de positions raciales pourrait, si elle s’éternisait, donner un avantage certain au candidat républicain.

Chantal Sayegh-Dursus

Blog J5 IICP 2007-2008 0 commentaires

 

Présidentielles américaines : Le mode de scrutin


Les candidats à l’investiture suprême, aux États-Unis doivent avoir, selon l’article II de la Constitution, plus de 35 ans, être citoyens américains, résidents américains depuis au minimum 14 ans, et ne pas se représenter pour un troisième mandat.

Pendant les primaires, les candidats dépensent et se dépensent sans compter. Tous les moyens légaux afin de collecter des fonds pour la campagne sont inventoriés et exploités.

Les candidats sillonnent les états où ils tiennent de nombreux « meetings ». Leur Q.G. de campagne fabrique des affiches, des calicots et exploite tout type de support publicitaire approprié pour véhiculer leurs idées et leurs programmes. Souvent par manque de fonds, les candidats ne se présenteront que dans les états qui envoient le plus de délégués aux conventions.

Le vote peut se faire par primaire ouvert : pour l’ensemble des électeurs, ou semi-ouvert pour un seul parti, ou encore fermé, car réservé aux seuls membres du parti.
Mais le vote peut prendre également la forme d’un caucus, les votes se font, alors, ouvertement, à main levée, au sein d’un même parti.

Le candidat doit se déclarer dans chacun des états et doit partir en campagne pendant plusieurs mois, au terme desquels les « Grands Électeurs » choisiront celui qui aura l’investiture du parti car jugé le plus apte à le représenter. Ce sont les primaires qui dureront de janvier à mars.
Les Grands Électeurs sont élus par chacun des 50 états, ils sont égaux au nombre de représentants et sénateurs, soit un total de 538 : 435 au titre de la Chambre des représentants, 3 pour le District Fédéral de Columbia, 55 pour la Californie et 3 pour chacun des 8 états les moins peuplés. Une fois le candidat choisi, il pourra bénéficier du soutien financier et logistique de son parti.

La commission électorale fédérale, contrôle le financement public de la campagne présidentielle qui se fera entre septembre et novembre, époque où les deux candidats, de chacun des deux partis, s’affronteront.

Chantal Sayegh-Dursus

Blog J5 IICP 2007-2008 0 commentaires

 

 

États-Unis : Demain peut-être, un Président américain noir


Sept candidats, briguant l’investiture de leurs partis, s’affrontent au cours des primaires américaines : 4 républicains, ainsi que 3 démocrates, et ces derniers partent favoris.

Les démocrates sont notamment représentés par Hillary Clinton, sénatrice de New York, avocate talentueuse et épouse de l’ancien président, Bill Clinton, Barak Hussein Obama, 47 ans, sénateur de l’Illinois, et John Edwards 55 ans, Sénateur de Caroline du Nord.

Les candidats républicains sont Rudolph Giuliani, 63 ans ex-maire de New York, favorable aux mariages homosexuels et à l’avortement, John McCain, 71 ans, sénateur de l’Arizona, Mike Huckabee, 52 ans, ex-gouverneur de l’Arkansas, ou encore Mitt Romney, 60 ans, ex-gouverneur du Massachusetts.

Placée favorite en début de campagne, Hillary Clinton a vu sa côte de popularité peu à peu s’émousser au profit d’Obama. L’ex-première dame n’a pourtant pas démérité. Mais ce métis américain descendant de Jefferson Davis, Président des États Confédérés d’Amérique, a également du sang irlandais, cherokee et un père Kényan. De plus, bien que diplômé d’Harvard, il s’est toujours consacré aux plus démunis, et est présenté comme l’avocat des gays et des lesbiennes. En outre, il est le seul sénateur noir à siéger depuis janvier 2005.

Hillary Clinton qui a su faire face, en son temps, à la conduite inconvenante de son mari avec Monica Lewinski, n’a pu retenir quelques larmes après avoir pris connaissance des premiers sondages du New Hampshire, bien que les résultats lui aient été par la suite favorables. Quant à son discours agressif, lors du débat face à Obama, il n’est pas sans rappeler une confrontation du même ordre survenu en France lors de la dernière présidentielle.

Chantal Sayegh-Dursus

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 11:33

 

BARAK OBAMA 1

 

 

 

Après l’action entreprise en Afghanistan contre Oussama Ben Laden et réalisée avec brio, alors que Georges Bush, le précédent Président américain, aurait  sacrifié sans état d’âme l'un de ses bras pour que cela se passe sous son mandat présidentiel. Mais lui, Barack Obama, avait l’air tendu, anxieux même. Il arborait un air soucieux, avait les lèvres serrées et le  regard sombre. Un rictus de dégoût que l’on ne lui connaissait pas déformait ses traits : Il avait du ordonner le meurtre d’un homme… pour raison d’Etat.

Ben  Laden avait été pourtant l’instigateur du 11 septembre 2001 et la guerre d’Afghanistan avait été bien déclenchée pour le traquer.

Mais cette manière de procéder ne correspondait pas à l'éthique d'Obama, pas plus que le camp de Guantanamo qu’il avait finalement décidé de maintenir cependant pour « raison de sécurité d’Etat ».  Car en tant que Président des Etats-Unis d’Amérique il avait du assumer son rôle.

En outre, n’avait-il pas promis lors de sa campagne présidentielle de sortir son pays des guerres où l’avait entraîné son prédécesseur et qui creusaient chaque jour d’avantage le déficit des caisses du Trésor américain.

 

 

Il avait, en effet,  hérité d’une économie exsangue ; léguée par Georges Bush, et d’une Réserve d’or certainement  complètement vide, le tout accompagné d’un endettement abyssal, que toutes les taxes et impôts qu’il pourrait lever, feraient apparaître la crise grecque comme une broutille comparée à la faillite totale où se trouve actuellement les Etats-Unis d'Amérique.

 

 

Les mesures du FMI si elles étaient appliquées avec la même rigueur qu’ailleurs créerait un effondrement sans précédent de la Nation américaine ; qui pourrait seulement être comparée avec la chute de l’Union soviétique.

 

 

A n’importe quelle période  de son histoire (exception faite de l'époque de Jimmy Carter) les services secrets américains auraient déclenché et manipulé des  actions que seuls les livres de fiction (S.A.S) osent montrer les rouages.

 

 

Que lui reste-t-il donc comme action à Barack Obama  selon l’éthique qui est la sienne ?

 

 

Temporiser et espérer qu’un nouveau Directeur du FMI… à l’écoute des problèmes américains, puisse lui donner le temps… donner le temps au pays d’attendre la reprise, de se hisser peu à peu hors de l’abyme qui se creuse chaque jour d’avantage sous ses pieds.

Des liens de toujours avec la Grande-Bretagne et des liens de confiance récents avec l’hexagone, leur ont permis de bâtir une stratégie temporaire, de temporiser encore un peu, avant la grande crise, le Grand Clash ; à moins que la reprise sur laquelle il mise tant se déclenche enfin.

 

 

 

Articles précédents: 

 

Actualités Internationales : La police et la justice américaines « entre fiction et réalité »

 

 

Finance : Incidence sur la Bourse des déboires du patron du FMI/ A qui profitera sa mise en examen ?

 

 

Actualités Internationales : Quelle marge de manœuvre pour Barack Obama ?

 

 

Politique Internationale : La signature politique de Barack Obama

 

 

 

 

 

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 18:10

 

BARAK OBAMA 1

 

 

Souriant malgré son échec aux élections de du 2 novembre 2010. Obama l’explique même par un besoin de repositionnement au Centre de l’Electorat américain.

Sa politique fut en effet audacieuse. Et il a joué toutes les cartes qu’il avait en main. Il a même sur joué. Faisant fi des points gagnés ou perdus, qui se sont répercutés sur  sa côte de popularité dans les sondages.

 

Car son objectif était avant tout de servir les Américains. C’est une des raisons pour lesquelles que, contrairement aux engagements politiques pris lors de sa campagne électorale, il ne s’est pas encore désinvesti au Moyen Orient, et que le Camp de Guantanamo est toujours ouvert.

 Parallèlement à cela il s’est mis à dos le puissant lobby juif américain, par une politique avant-gardiste pour installer la paix en Palestine. L’installation d’un Centre Culturel musulman non loin de « ground zéro » a également beaucoup fait jaser à son désavantage.  En outre l’esprit américain «  my money, my body » a très mal compris la politique de solidarité prônée dans le domaine de la santé.

Ce qui a entraîné une résurgence des petits partis d’extrême droite, qui semblent totalement oublier que la crise, ainsi que les engagements militaires actuels, de même que les camps de torture, sont le fait du précédent gouvernement républicain. Et ils semblent lui reprocher de n’avoir pas su en deux ans résorber le désastre qu’ils ont eux-mêmes causé, et qui a entraîné la montée des chiffres du chômage.

Mais cette multitude de petits partis de droite qui ont causé le revers aux élections de novembre sont d’avantage mus par des aspirations populistes et n’ont aucune vue d’ensemble du projet américain. Ils défendent des intérêts multiples et parfois divergents, et n’ont donc aucune crédibilité ou unité pour mener une action concertée à long terme. Leur  énorme potentiel de nuisance peut, par contre, gêner tout projet d’envergure, ou qui seraient contraires aux intérêts des multiples « lobbies » auxquels Barack Obama a enlevé tout pouvoir en réformant la Loi Electorale.

 

Mais cet échec n’est que partiel. Car si le Président américain est affaibli au Congrès [Chambre des Représentants]. Il est par contre toujours majoritaire à la Chambre des Députés [ Sénat]. Donc c’est une « conduite accompagnée » que devra subir, jusqu’à la fin de son Mandat le locataire de la Maison Blanche.

 

 

 Chantal Sayegh-Dursus

 

Articles précédents :

 

 

 

Politique Internationale : La signature politique de Barack Obama

 

Politique Internationale : Londres emboite le pas à Washington

 

Social : Paris peut-il donner des leçons à Washington

 

Actualités internationales : Obama s'impose et signe

 

Actualités Internationales : Politique de réconciliation des Etats-Unis avec le monde musulman

 

Politique Internationale : L'Europe se désolidarise des Etats-Unis

 

Actualités internationales : Les extrémistes d'Israel

 

Actualités internationales : Guerre froide entre Pékin et Washington

 

Actualités Internationales : Google et la Chine, les dessous d’une cyberguerre

 

Actualités internationales : Haïti, pas deux fois la même erreur

 

Actualités internationales : Le vote du Massachussetts remet en question la réforme de santé de Barack Obama

 

Actualités Internationales: Le 10 downing street et Obama font front commun

 

 

 

 

 

 

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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 23:38

es blog de arrière plan pour blog 1

 

 

 

Les mouvements d’extrême droite américains profitant de la crise, essaient de  peser de tout leur poids sur les élections de novembre. Et tout comme le Front National en France, ils ont un nouveau discours et n’hésitent pas à se référer à « I have a dream » du Pasteur Martin Luther King.

Il prennent avantage du fait que le Président Obama a été récemment déstabilisé par le problème de pollution de la British Petroleum  et la crise iranienne où il n’a pas trouvé les alliés attendus en Russie et en Chine, aggravé par la fin de gestion de l'engagement irakien, avec le retrait des 50.000 soldats restants  en décembre 2011,  sans oublier le bourbier afghan ; dans un contexte économique le pire qu’il soit.  

 

 

En Europe l’extrême droite en la personne de Joachim Gauck, ancien responsable est-allemand des archives de la Stasi a également fait une entrée très remarquée en politique. A la suite de  la démission du Président allemand  Horst Köhler, le 31 mai dernier, à cause de propos controversés concernant la défense des intérêts de l’Allemagne dans la région du Golfe.

Cette contestation de la politique d’Angela Merckel par Joachim Gauck, et l’incertitude qui a pesé jusqu’au bout sur l’élection de Christian Wulff, fut due au fait qu’elle a été fortement affaiblie par la crise grecque, que beaucoup lui ont reproché de ne pas avoir su gérer.

Bien que le Chrétien- Démocrate Christian Wulff ait finalement été élu au 3è tour de scrutin, il fut été fortement chahuté par Joachim Gauck, que les sondages d’opinion avaient d’abord placé gagnant.

Un bémol cependant si l’on sait que  le rôle des Présidents allemands s’apparente d’avantage, en matière de gouvernement, à celui de la Reine d’Angleterre.

 

 

En Angleterre, le Démocrate Gordon Brown s’est effacé devant le Conservateur  David Cameron, faute d’avoir su trouver un accord avec les libéraux-démocrates.

Ainsi, après 13 ans de gouvernement socialiste, les conservateurs l’ont emporté, grâce à l’appui des libéraux-démocrates ;  mettant fin, de facto, au système de bipartisme si cher aux Britanniques. Le parti libéral de Nick Clegg hérite ainsi de 5 postes de Ministres dans le gouvernement de David Cameron.

 

 

En France, Marylin Le Pen semble également avoir fait peau neuve.

Avec l’adoubement de son père, l’ex-leader du Front National Jean-Marie Le Pen, elle semble avoir maintenant les coudées franches.

Elle attaque tous azimuts, à droite comme à gauche, sur des sujets d’actualité et de société et ne cache pas ses ambitions pour le second tour des présidentielles de 2012.


 

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 23:43

 

BARAK OBAMA 1

 

 

 

Contrairement à  ses prédécesseurs, le nouveau Président des Etats-Unis ne semble pas subir l’usure du pouvoir. A contrario, au fil des jours, il commence à mieux appréhender les grands clivages politiques mondiaux, et perçoit le Monde comme un vaste jeu d’échec, où il avance ses pions avec intelligence et brio.

 

 

En effet, il en avance certains et  en retire d’autres, mais ne joue jamais en force, différemment de Georges Bush, le Président sortant. Et, surtout, il tient  compte des intérêts de tous les protagonistes :

 

 

Google quitte la Chine en rétorsion au manque d’ouverture politique des dirigeants actuels et à cause de la censure qui y sévit encore. Mais, dans son approche du problème Iranien, il joue autrement ; en utilisant par exemple le Président français, au moment où ce dernier, battu lors des régionales, avait le plus grand besoin de reconnaissance internationale.

En effet, Nicolas Sarkozy a été son émissaire diplomatique en Chine, afin d’essayer d’infléchir la position de l’Empire du Milieu sur le problème du nucléaire iranien, qui le préoccupe tout particulièrement. Aussi, Sarkozy fut le premier pour l'exposition universelle de Shanghai et à assurer de son soutien et de son admiration le Président chinois. Mais ce dernier ne l’avait-il pas préalablement demandé de « tâter le terrain » à Washington afin d’avancer que le Yuan pourrait bientôt supplanter le dollar US. Ce que Nicolas Sarkozy ne s’était pas privé d’insinuer.

 

 

Il faut cependant signaler que, contrairement aux autres Présidents avant lui, Barack Obama, n’est jamais manipulateur, encore moins cynique. Car il sait remercier pour tout service rendu.

Ainsi, s’il a été le premier à féliciter le nouveau Premier Ministre conservateur anglais, comme c’est de coutume entre les deux pays. Mais il a tout particulièrement insisté, en cette occasion, sur la nécessité de rapprochement de son pays avec la France. ; octroyant ainsi un poids nouveau à l’hexagone  face à l’Allemagne. Alors qu’encore tout récemment, la Grande-Bretagne était jouée comme le cheval de Troie d’Outre-Atlantique; utilisée pour influer à l’intérieur de l’Europe  contre les intérêts majeurs des Européens.

 

 

Cette forte personnalité politique d’Obama s’exerce également à l’intérieur des Etats-Unis, où il n’hésite pas à affronter le Congrès, contre le financement par exemple des partis politiques par les Grands groupes. Et de ce fait, contre le lobbying actif que subit la chambre des députés afin de voter des lois en faveur des importantes sociétés américaines.

Il est le premier moralisateur de l’économie américaine. Son honnêteté  et sa probité politique sont le «  guide line » qu’il entend appliquer à l’Amérique d'aujourd'hui. Et ce miroir américain ne peut que nous être bénéfique.

 

 

 

Chantal Sayegh-Dursus

 

 

   

Articles précédents:

 

Actualités Internationales : La Chine plébiscitée par la France à l’exposition Universelle de Shanghai

 

Politique Internationale : L'Europe se désolidarise des Etats-Unis

 

Actualités Internationales : Entre les Etats-Unis et l’Europe c'est la politique du "Chacun pour soi et Dieu pour tous "

 

Actualités internationales : Guerre froide entre Pékin et Washington

 

Actualités Internationales : Google et la Chine, les dessous d’une cyberguerre

 

Actualités Internationales : Obama, l’année de tous les défis

 

Actualités Internationales: Le 10 downing street et Obama font front commun

 

 

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 01:54

  drapeau chinois 

 

Notre Président, avant tous les autres, à tenu à féliciter, le Président chinois, Hu Jintao, lors de l’inauguration de l’exposition de Shanghai ; qui a débuté ce Samedi et qui réunit pas moins de 200 nations exposantes.

 

 

 Il est certain que des intérêts communs, tels notre livraison prochaine de  8 milliards d’euros de réacteurs nucléaires, justifierait, s’il en était besoin, une convergence d’intérêts entre la France et la Chine. D’autant plus que les exigences récentes du Président américain en matière des Droits de l’homme et le fait qu’il ait reçu personnellement le Dalai Lama a entrainé un refroidissement des relations diplomatiques avec les deux pays. Il ne serait donc pas erroné  de  penser que la France pense avoir un tout nouveau rôle diplomatique à jouer entre Pékin et Washington. Surtout qu’elle a présenté un profil bas après avoir reçu le Dalai Lama avant les Jeux Olympiques de Pékin, en 2008.

 

 

 Bien qu’après les différentes attaques contre la Grèce par les milieux financiers américains, elle semble avoir nettement pris parti pour le yuan contre le dollar US ; du moins, c’est ce que laissaient penser les différentes déclarations de notre Président lors de sa dernière visite à Washington.

 

 

Il n’est pas non plus à exclure que le marché chinois ne devienne de plus en plus demandeur en matière de produits agricoles. Alors que la France, a de plus en plus de mal à faire entendre sa voix au sein de l’Europe  des 27. Et que les céréaliers français acceptent de plus en plus difficilement de sacrifier leurs marges aux fluctuations du marché mondial. Surtout que, dans le même temps  l’ONU se porte contre les subventions agricoles octroyées aux pays les plus développés.

 

 

Ce séjour de 3 jours de Nicolas Sarkozy en Chine a eu lieu après la réunion du G20 qui s’est tenue le 23 avril dernier, dont la France assumera la présidence à partir de novembre prochain, et est une opportunité pour notre pays de s’insérer dans les accords des économies émergentes.

 

 Humeur : Qui vend la France ?

 

 

Rappel : L' article, ci-dessous, replace l'attitude de la France lors des Jeux Olympiques de Pékin en 2008, et fut publié dans le  Journal Le Lycéen  en juin 2008 par Chantal Sayegh-Dursus

« LES JEUX OLYMPIQUES DE PEKIN DU 8 AU 24 AOUT 2008

 

Le Dalaï Lama, en exil depuis l’invasion du Tibet en 1950, essaye d’influer sur le statut de cette nouvelle province de la Chine. En 1996 après l’intervention médiatique houleuse de Jacques Chirac contre les forces de sécurité Israéliennes qui l’encadraient lors de sa visite en Palestine, le  Dalaï Lama crut le moment opportun pour plaider sa cause, mais il ne fut pas reçu à l’Elysée. Jacques Chirac lui assura néanmoins de toute sa sympathie, par personne interposée.

 

Mais, désormais une menace de boycott plane sur la cérémonie des jeux de Pékin. L’enjeu de la revendication semble être l’autonomie de gestion du Tibet, comme cela existe déjà  pour Hong-Kong. Car, à défaut d’opposition en Chine, les participants aux jeux de Pékin semblent être le seul recours des Tibétains ; les dernières velléités de révoltes en Chine ayant été écrasées dans le sang sur la place de Tian’anmen.

 

L’attribution des jeux à Pékin, le 13 juillet 2001, devait  pourtant encourager la Chine à regagner le concert des nations développées et à faire un premier pas vers les droits de  l’homme. Mais malgré sa réussite économique la Chine n’a pas pour autant effacé ses réflexes de l’époque communiste. Comme la Russie elle se débat encore contre ses vieux démons. Le président de Reporter sans frontières, Robert Ménard,  a stigmatisé ces manquements d’un autre temps, et estime que lorsque les journalistes sont pourchassés c’est que la démocratie est en danger. 

 

Mais les jeux olympiques qui réunissent toutes les nations semblent être, de tout temps, le moment médiatique privilégié pour les revendications, non accordées, de tous les peuples.

Car certains ne manquent pas de faire la comparaison avec les jeux de Berlin en 1936, où il fut question de boycott.

Plus récemment, en 1968, aux jeux Olympiques de Mexico, sur les hautes marches du podium,  deux athlètes noirs Américains, Tommie Smith et John Carlos, tous deux médaillés d’or et de bronze, levèrent le poing ganté de noir et baissèrent la tête quand retentit l’hymne américain. Ils avaient également enlevé leurs chaussures car un tiers des américains noirs du Sud n’avaient pas les moyens de s’en payer. Ils perdirent leurs médailles, et de retour aux Etats-Unis,  leurs emplois et furent harcelés. Interviewés, ils affirment ne rien regretter.

Rappelons- nous également le boycott des jeux olympiques en Russie par les Etats-Unis sous Jimmy Carter, en 1980. Les athlètes de cette époque sont amers car ils ont vu ainsi s’envoler les efforts de toute une vie de sportif.

Et alors que de nombreux incidents émaillent le passage de la flamme olympique, le désarroi croit dans le monde de l’athlétisme.

 

En outre, notre Président se réserve sur la participation de la France à la cérémonie d’ouverture des jeux de Pékin « en fonction de l’évolution… » Car il sera bientôt il a à la tête des 27 états de l’UE, et peut faire  peser sur la Chine un boycott Européen pour la cérémonie d’ouverture.

De plus, la surenchère politique semble être lancée car Bertrand Delanoë vient de  nommer le Dalaï Lama « citoyen d’honneur de la ville de Paris ».

 

Cela a déclenché des manifestations anti-françaises en Chine et le boycott de certaines entreprises françaises qui y sont implantées. La France, pour calmer le jeu, a envoyé  une délégation composée de Christian Poncelet, Président du Sénat,  Jean-David Levitte, conseiller diplomatique du Président français, et  Jean Pierre Raffarin, l’ancien premier ministre. Ils ont rencontré  Wen Jiabao, le chef du gouvernement chinois, avec un consensus en cinq points, élaboré par Jean-David Levitte.

_Les deux pays s’engagent à préserver un partenariat stratégique.

_La France ne reconnaît ni l’indépendance du Tibet ni celle de Taiwan.

_ « …les Jeux Olympiques sont un grand évènement de paix et de sport pour le monde entier et ils ne doivent pas être politisés ».

_ La France reconnaît le rôle géopolitique de la Chine, indispensable dans l’équilibre actuel

_ Les deux pays après les jeux de Pékin, s’engagent à renforcer les liens entre la Chine et

   L’UE, lors du prochain sommet organisé à Pékin entre l’EU et la Chine  ».

 

 

Les mascottes de Pékin et leur signification :

 

 http://fr.beijing2008.cn/news/sports/headlines/others/n214329561.shtml

 

 

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 17:47

obama , brown

 

 

Depuis l’affaire des faux passeports britanniques utilisés pour l’assassinat d’un cadre du Hamas dans un hôtel de Dubaï, Londres ne décolère pas.

En expulsant un Diplomate israélien, Gordon Brown  entend signifier à Israël sa double désapprobation ; alors qu’il est également prévu la construction de nouveaux logements, devant abriter des colons, dans la partie arabe de Jérusalem-Est.

 

Les israéliens accusent la Presse d’avoir mis en exergue cette information pendant la visite de Biden ; car elle aurait pu la sortir beaucoup plus tôt ; puisque le projet avait été prévu de longue date.

 De plus, comme l’annexion de cette partie de la ville dure depuis 1967, les Israéliens estiment que rien n’est vraiment nouveau, car bien que la Maison Blanche s'y soit opposée dès le départ ; cela n’avait altéré en rien les relations entre les deux pays.

 

Mais l’Administration Obama ne l’entend pas de cette oreille et juge cette prise de position comme un camouflet pour les négociations de Paix au Moyen-Orient. Et l’entêtement de Benyamin Netanyahou, lors des entretiens de Washington, avec Barack Obama, n’a fait que la braquer encore d’avantage.

 

Il est à penser que le lobbying actif de l’AIPAC, ne suffira pas, cette fois-ci, à contrecarrer les projets du nouveau Président américain, qui s’était d’ailleurs déjà prononcé sur le rôle négatif et anticonstitutionnel qu’exercent les groupes de pression au Sénat.  


Articles précédents: 


Actualités Internationales : Politique de réconciliation des Etats-Unis avec le monde musulman

Actualités Internationales : Obama, l’année de tous les défis



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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 21:55

drapeau européen

 

Depuis son arrivée à la Maison Blanche le Président américain avait souhaité poursuivre avec l’Europe, les accords «  Swift  », mais en totale transparence.
Ces accords secrets permettaient aux américains d’avoir libre accès aux données bancaires européennes, afin de pouvoir cibler le financement  des mouvances terroristes en Europe. Cette coopération avait été mise en place après les attentats du 11 Septembre. Mais Barack Obama, en levant le secret sur ces accords secrets conclus avec l’Europe, a déclenché un phénomène de rétractation automatique de la part des Européens.
Ce n’est du en particulier à aucune  remise en question de leur volonté de lutte contre le terrorisme, ni même de la nécessité de ces accords.

Mais en Europe, les accords, financiers en particulier, n’incluent pas nécessairement la transparence. Par exemple, les chefs d’Etat européens ont beau clamer haut et fort que la transparence bancaire est le premier pas dans la lutte contre les niches fiscales. Lorsqu’un cadre de Banque suisse fournit des listes complètes de fraudeurs français, le dossier est annulé au nom d’intérêts autres.

Et, comme l’a fait remarquer la Grèce, l’endettement galopant des pays de la zone euro est du à la non transparence des comptes des différents Etats. Car aucun garde-fou n’a été mis en place, et chacun ignore le mode de fonctionnement de l’autre. Ainsi les pays du Sud de l’Europe, tels la Grèce, l’Espagne, l’Italie et la France ont un taux d’endettement dépassant ce qui est tolérable, simplement parce qu’aucun audit intra-européen ne contrôle leurs comptes respectifs ; et que chaque Etat entend rester maître du contrôle de sa comptabilité nationale. La seule limite restant le taux d’endettement, qui ne doit pas dépasser 3% du PIB. 

En France, c’est la Cour des Comptes qui vérifie et tire la sonnette d’alarme. Philippe Seguin, avant qu’il n’abandonne ses hautes fonctions, à son corps défendant, pourchassait toutes les incohérences de budget  et était garant de la cohérence des comptes de la nation. Mais cela était du à sa personnalité propre et à sa propre intégrité. Mais aucun carcan législatif européen ne l’y obligeait. Puisqu’ à l’intérieur de chaque Etat, l’exécutif peut toujours faire préssion et influer, ainsi, sur le mode de gestion des comptes de la Nation.


http://www.europaforum.public.lu/fr/actualites/2009/07/swift/index.html

http://www.touteleurope.fr/index.php?id=2778&cmd=FICHE&uid=4164&no_cache=1



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